En cette première semaine de janvier, les 2A Arts et Patrimoine ont traboulé quatre jours à Lyon.
De la colline de Fourvière où nous logions au milieu des anciennes congrégations catholiques, à la colline de la Croix-Rousse où l’on peut se rappeler les combats sociaux des canuts au XIXe siècle tout en pratiquant des jeux de ballon chers à la ville, le programme a été dense.
Les musées ont été à l’honneur par tous les temps, entre neige, pluie et plein soleil : Lugdunum à Fourvière avec son théâtre romain, musée des Beaux-arts, Confluences pour la rencontre des cultures autour de celle de la Saône et du Rhône, l’Institut Lumière pour cette patrie du cinéma, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation pour le souvenir, entre autres, de Jean Moulin, la Maison des Canuts, sans compter l’Hôtel-Dieu rénové et les nombreuses églises de la « primatiale des Gaules », de tous âges et tous styles.
Les élèves ont pu découvrir la densité et la profondeur d’une ville plurimillénaire vouée à sa propre mise en scène, au cœur des tribulations humaines, des martyrs des premiers chrétiens dans l’amphithéâtre des Trois Gaules aux rénovations des Confluences, et aussi par les « traboulations », quand il a fallu pousser des portes pour trouver quelques passages discrets dans le quartier historique de Saint-Paul ou celui, historiquement ouvrier, de la Croix-Rousse.
Un séjour riche en découvertes culturelles et artistiques, mais aussi bon pour les mollets entre « la colline qui prie et la colline qui crie », selon la formule du chanteur Benjamin Biolay, un « gone » célèbre. Lyon demeure une ville qui garde ses secrets, sauf à oser pousser quelques portes pour trouver des cours cachées, des escaliers intrigants, des ouvertures oubliées, des chambres obscures pour des arrivées de train retardés en gare ou des sorties d’usine en pleine lumière. Et à la fin, la possibilité d’une résistance.