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Evocation d'un séjour en Occitanie Elèves de Terminale

Carnet ramassé d’un séjour en Occitanie (spécialité HGGSP et invités, 4-8 mai 2026)

Carcassonne et Catalogne

Nuit noire, Saint-Similien. Car floqué, HBC, temps suspendu : tout (carca)sonne et vient à la fin. Chevaliers et châteaux cathares au long de l’autoroute ? Remparts, lices. Tapas nocturnes et Espagne en France, Loge de Mer et Castillet gentripétrifié. Encore un temps pour les Gitans à Saint-Jacques : pauvreté au cœur de la cité, quartier en vie depuis le Moyen Âge. En auraient-ils vu d’autres ?

Perpignan et Occitanie

Frontière zone ou frontière ligne : brouiller les cartes, les cultures, les horizons du palais-forteresse. Au Moyen Âge le roi guetta Ibiza. Mixer l’art mudéjar, français et espagnol : (saint) Louis et Aragon. Nostalgérie derrière la grille, mises en Corbières au camp de Rivesaltes. Ligne frontière intérieure : républicains espagnols, juifs, tziganes, harkis en rétention. Indésirables. Résister, opprimer, pluies de feu et d’orage sur les baraques et nos (lieux de) mémoires. Accalmie, marche. Cartoucheries à Toulouse en Eklo (hostel).

Pink City

Nouveaux espaces de conquête, station MIRage et fil d’Ariane, Cité de l’espace. « On va au musée de la fusée ? ». On se demande. Origines du monde, l’espèce dans l’interstellaire : on met fin aux ténèbres, on fouille la pierre obscure et sombre. Mars ! La guerre ? On revient aux fusées, aux satellites, aux télescopes : team Hubble mais pourquoi pas James Webb. Navette, Capitol Station, Toulouse experience. Saint-Sernin tu me tiens, je te Saint-Cyprien. Romance Saint-Germain, Bayern to loose.

Entre Toulouse et Ariège

Etape-reine, tour pyrénéen. Montségur ! 180 mètres de dénivelé, Fabrice Chambon pour le récit. Cathares ; croisade ; Inquisition ; 1244 ; arrivée au sommet pour conversion avant la « montée ». Plutôt une descente vers le bûcher, 225 parfaits. Guerre, paix, religion. Silence, questions en cercle. Aparté d’élève : « je veux être Fabrice Chambon ». Monter, des cendres. Descendre à Niaux, Salon noir, seize mille ans dans la vue, si l’on ose dire. Marcher dans le noir, éviter les parois, s’enfoncer dans la montagne. Torches plus utiles pour les chevaux et bisons, silence, début de l’art. Après l’espace, le temps perdu. Vertige des millénaires : décidément, ne jamais se raccrocher aux parois.

Toulouse, retour

Assez d’Eklo, en écho Assézat. Renaissance et modernité. Bim, Bemberg. Fondation dans le temps et l’espace, ici-bas ici-même. Vedute, lumière du canal, fauves et divisionnisme. Lumière qui se joue des apparences ; aux Jacobins lumière encore qui danse : vitraux, murs et carrelages même. Lumière pour surprendre, Esprit Saint soufflant où on ne l’attend pas. Inquisition aussi, née là contre les cathares.

Malgré tout, contempler Thomas d’Aquin, penser la guerre et la paix après Carcassonne, Perpignan, Toulouse, Montségur. A la fin, trouver Joaquin Sorolla, portraits proustiens, Belle époque et paysages marins ; rassembler le voyage par effraction. Retrouver le temps. Chercher comment s’accordent les contraires. Résolument, envisager la lumière.

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